Conseils de bon comportement pour les « Farengs »
Fareng = Dans le langage des Thaïs, personne de race blanche, occidental (n’a pas de connotation péjorative).
Fareng-set =Personne française (probable retransmission phonétique du mot « français » prononcé à l’occasion de la visite de l’ambassadeur de Louis XIV au royaume du Siam)

L’attitude des Thaïs :
- Généralement toujours souriants à l’égard de tout étranger (donc pas spécialement pour « votre personne »). Toujours répondre par un sourire sera la meilleure attitude à avoir et vous facilitera les contacts
- Culturellement, un Thaï évite de dire « non » car il a été élevé dans l’interdit d’afficher en société toute mauvaise humeur intérieure.
- Pas de cris, de gesticulations en public … c’est considéré comme impoli.
Le Roi et la famille royale :
- Le roi actuel (âgé de plus de 80) est très populaire et très respecté. Il a toujours joué un rôle de médiateur lors des crises politiques et un rôle social vis à vis du peuple thaïlandais.La famille royale est aussi très respectée.
- Les Thaïs s’attendent à ce que les étrangers respectent eux aussi le Roi et la famille royale thaïlandaise.
Les Bonzes : - Les véritables bonzes sont très respectés,
- Un bonze doit suivre plus de 250 règles (Ne pas tuer, ne pas voler, etc… mais aussi ne pas penser même furtivement à …).
- Les femmes ne doivent jamais toucher les bonzes (pour ne susciter dans l’esprit du bonze aucun début d’attirance charnelle).
- Les bonzes n’ont pas le droit de faire un travail rémunéré. Ils ne doivent jamais exprimer de désir ni même de simple besoin. Ils doivent consacrer tout leur temps à éduquer et aider les autres et prier pour les fidèles Bouddhistes. Ces derniers subviennent aux besoins quotidiens des bonzes (Cf. les bonzes qui défilent dans la rue avec le bol à aumône pour recevoir de la nourriture).
- Faire une « bonne action » (au sens Bouddhiste) se dit « Tanboun ». Les Tanbouns font augmenter le capital « mérite » du Bouddhiste qui espère un jour échapper au cycle douloureux des réincarnations afin que son « énergie » puisse s’élever jusqu’au Nirvana (Lieu où l’on est, enfin, détachés de tout désir, de tout besoin).
- Tout bon Bouddhiste thaï se devra d’être au moins une fois bonze dans un temple. La période de sa vie, la durée de la retraite, le lieu du temple sont des choix personnels (pas de règle). Lorsqu’un homme ou un garçon décide de faire une retraite au temple, c’est un honneur qui rejaillit sur toute la famille.
Le respect eu égard à l’âge :
- Etre âgé est [supposé être] synonyme d’expérience et de sagesse : on ne contredit pas quelqu’un de plus âgé en public (on pourra toujours agir à sa guise loin de sa vue si on n’est pas d’accord avec lui).
- Quelqu’un de plus âgé est désigné avec le qualificatif de « Pee » suivi du prénom. Il sera donc appelé « Pee Robert » par les plus jeunes que lui et « Robert » par ses aînés ou ceux de son âge.
- Cette règle ne s’applique plus s’il y a un grand écart social ou culturel en faveur du plus jeune (ou si l’aîné n’est manifestement pas digne d’être appelé « Pee »).
- Lorsque deux thaïs se rencontrent pour la première fois et semble être d’âges comparables, ils vont très rapidement et très simplement se questionner mutuellement sur leurs dates de naissance. Une fois éclairci qui des deux doit appeler l’autre « Pee » (même de quelques semaines ou jours), la conversation continue naturellement …
Relations individuelles :
- Pas de bises, pas de poignée de mains (sauf avec certains Farengs pour suivre leurs coutumes) - Le « Waï » (deux mains jointes à hauteur du plexus) est la bonne manière de saluer. Il est d’autant plus appuyé que l’on porte respect. Un aîné attendra le « Waï » d’un plus jeune avant de répondre par un « Wai » moins appuyé ou ne fera pas de « Waï » du tout et se contentera de sourire (gros écart entre les deux personnes)
- Les thaïlandais s'appellent par leurs prénoms. Il ne faut pas les appeler par leur nom de famille : ils considèrent que ce n'est pas poli. Pour être plus poli, les thaïlandais ajoutent "Khun" devant le prénom de la personne.
Les pieds et la tête :
- La tête est la plus noble partie du corps. Les Thaïs évitent de toucher la tête des autres personnes même de leurs propres enfants. Exemple :
* on ne voit pas de parents porter leurs jeunes enfants sur les épaules car c’est mettre des parties « ordinaires » de corps à la même hauteur que leur propre tête.
* Ne pas arrêter une pièce qui roule, un billet de banque qui s’envole en posant le pied dessus car cela consiste à « poser le pied sur la tête » du Roi.
* En mettant à sécher leur linge sur une corde, les Thaïlandais placent toujours sous-vêtements et chaussettes sur les cordes plus basses que celles utilisées pour les tee-shirts.
- Les pieds, à l’inverse, sont la partie la moins noble du corps. Exemples : * Eviter (si possible) de mettre vos pieds à la même hauteur (ou, pire, plus haut) que la tête de Thaïlandais.
* Il est impoli d’utiliser ses pieds pour indiquer pour montrer une direction (même lorsque l’on a les bras chargés).
* Lorsqu’on est assis par terre, il faut se débrouiller pour ne pas pointer avec le pied son interlocuteur, ou toute représentation sacrée (statue du Bouddha, effigie royale, etc…)
Entrer dans une maison :
- On laisse ses chaussures sur le seuil de la porte (là où il y a celles des autres)
- Dans un temple, même principe avec tenue correcte (pas d’épaule dénudée, de short, etc…)
Relations professionnelles :
- Le « Oui » prononcé en réponse à une question [trop] directe signifie un « Oui, j’ai compris la question » que le Fareng va interpréter par un « Oui, c’est d’accord » … d’où malentendus et énervement ultérieurs du Fareng. Il faut savoir deviner la réponse dans l’attitude générale de la personne…





